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Verlaine, fin lettré à l'esprit bohème. Ami de Rimbaud, cette relation lui sera lourdement reprochée. Choisis parmi ses recueils, les plus beaux poèmes de Paul Verlaine:
À une femme, Paul Verlaine: À vous ces vers de par la grâce consolante De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux
L'Angoisse, Paul Verlaine: Nature, rien de toi ne m'émeut, ni les champs Nourriciers, ni l'écho vermeil des pastorales Siciliennes, ni les pompes aurorales, Ni la solennité dolente des couchants.
Ballade en Rêve, Paul Verlaine (Amour): C'était un songe, ô tristesse et dégoût ! J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
Chanson d'automne, Paul Verlaine: Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon coeur D'une langueur Monotone.
En robe grise et verte avec des ruches
En robe grise et verte avec des ruches, Un jour de juin que j'étais soucieux, Elle apparut souriante à mes yeux Qui l'admiraient sans redouter d'embûches
La Grâce, Paul Verlaine (Jadis et naguère)
Il pleure dans mon cœur, Paul Verlaine (Il pleut doucement sur la ville, 1874): Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ?
Les Indolents, Paul Verlaine: Bah ! malgré les destins jaloux, Mourons ensemble, voulez-vous ? - La proposition est rare.
Marine, Paul Verlaine: L'Océan sonore - Palpite sous l'oeil - De la lune en deuil - Et palpite encore
Mon rêve familier, Paul Verlaine: Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Nevermore, (Poèmes saturniens) Paul Verlaine: Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L'automne Faisait voler la grive à travers l'air atone
Promenade sentimentale, Paul Verlaine: Le couchant dardait ses rayons suprêmes Et le vent berçait les nénuphars blêmes; Les grands nénuphars entre les roseaux Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Le Rossignol, Paul Verlaine: Comme un vol criard d'oiseaux en émoi, Tous mes souvenirs s'abattent sur moi
Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Le soleil du matin doucement chauffe et dore Les seigles et les blés tout humides encore, Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.
Toute grâce et toutes nuances Dans l'éclat doux de ses seize ans, Elle a la candeur des enfances Et les manèges innocents.
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